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Les choeurs de Moissy-Cramayel et de Savigny-le-temple

LES DJINNS (Gabriel Fauré)

sur un poème de Victor Hugo

FICHIERS DE TRAVAIL 4 PUPITRES
Djinns Altos
Djinns Soprano
Djinns tenors
Djinns basses
PAROLES DES DJINNS EN FONCTION DES PUPITRES
(Version Françoise Mannessier)
LES SOPRANES


Dans la plaine p1m11
………
Naît un bruit. P2m12
……….
C'est l'haleine
De la nuit.
…………
Elle brame
Comme une âme
Qu'une flamme
Toujours suit !
………………
La voix plus haute p3m19
Semble un grelot.
D'un nain qui saute
C'est le galop.
Il fuit, s'élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d'un flot.
……………
C'est comme la cloche p4m28
D'un couvent maudit ;
…………….
Qui tantôt s'écroule, p5m30
Et tantôt grandit,

Dieu ! la voix sépulcrale
Des Djinns !... Quel bruit ils font !
Fuyons sous la spirale
De l'escalier profond.
………….
Déjà s'éteint ma lampe, p7m43
Et l'ombre de la rampe,
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu'au plafond.
…………….
Cris de l'enfer! voix qui hurle et qui pleure ! p8m51
L'horrible essaim, poussé par l'aquilon,
Sans doute, ô ciel ! s'abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle penchée,
Et l'on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu'il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon !
………..
Fais que sur ces portes fidèles p13m75
Meure leur souffle d'étincelles,
Et qu'en vain l'ongle de leurs ailes
Grince et crie à ces vitraux noirs !
……………
De leurs ailes lointaines p15m85
Le battement décroît,
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l'on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d'une voix grêle,
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d'un vieux toit.
………………..
Les Djinns funèbres, p18m99
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leurs pas ;
Leur essaim gronde :
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu'on ne voit pas.
……………..
Ce bruit vague p20m107
Qui s'endort,
C'est la vague
Sur le bord ;
C'est la plainte,
Presque éteinte,
D'une sainte
Pour un mort.

LES ALTOS

Murs, ville, p1m3
Et port,
Asile
De mort,
Mer grise
Où brise
La brise,
Tout dort.
……….
Dans la plaine p1m11
Naît un bruit.
…………
C'est l'haleine
De la nuit.
…………
Elle brame
Comme une âme
………..
Qu'une flamme
Toujours suit !
………..
La voix plus haute p3m19
Semble un grelot.
D'un nain qui saute
C'est le galop.
Il fuit, s'élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d'un flot.
………….
L'écho la redit. P4m27
C'est comme la cloche
D'un couvent maudit ;
……………
Qui tonne et qui roule, p5m32
Et tantôt s'écroule,
Et tantôt grandit,
Dieu ! la voix sépulcrale
Des Djinns !... Quel bruit ils font !
Fuyons sous la spirale
De l'escalier profond.
…………….
Déjà s'éteint ma lampe, p7m43
Et l'ombre de la rampe,
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu'au plafond.
……………..
Cris de l'enfer! voix qui hurle et qui pleure ! p8m51
L'horrible essaim, poussé par l'aquilon,
Sans doute, ô ciel ! S'abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle penchée,
Et l'on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu'il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon !
………………
Fais que sur ces portes fidèles p13m75
Meure leur souffle d'étincelles,
Et qu'en vain l'ongle de leurs ailes
Grince et crie à ces vitraux noirs
………………
De leurs ailes lointaines p15m82
Le battement décroît,
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l'on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d'une voix grêle,
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d'un vieux toit.
………………..
Les Djinns funèbres, p18m99
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leurs pas ;
Leur essaim gronde :
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu'on ne voit pas
………………
Ce bruit vague p20m107
Qui s'endort,
C'est la vague
Sur le bord ;
C'est la plainte,
Presque éteinte,
D'une sainte
Pour un mort.

On doute
La nuit...
J'écoute : -
Tout fuit,
Tout passe
L'espace
Efface
Le bruit.

 

 

LES TENORS

La voix plus haute p3m19
Semble un grelot.
D'un nain qui saute
C'est le galop.
Il fuit, s'élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d'un flot.
……………….
C'est comme la cloche p4m28
D'un couvent maudit
………………
Qui tantôt s'écroule, p5m33
Et tantôt grandit,
…….
Dieu ! la voix sépulcrale
Des Djinns !... Quel bruit ils font !
Fuyons sous la spirale
De l'escalier profond.
………………………
Déjà s'éteint ma lampe, p7m43
Et l'ombre de la rampe,
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu'au plafond.
………………..
Cris de l'enfer! voix qui hurle et qui pleure ! p8m51
L'horrible essaim, poussé par l'aquilon,
Sans doute, ô ciel ! s'abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle penchée,
Et l'on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu'il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon !
…………………
Fais que sur ces portes fidèles p13m75
Meure leur souffle d'étincelles,
Et qu'en vain l'ongle de leurs ailes
Grince et crie à ces vitraux noirs !
………………
De leurs ailes lointaines p15m85
Le battement décroît,
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l'on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d'une voix grêle,
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d'un vieux toit.
……………………
Les Djinns funèbres, p18m99
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leurs pas ;
Leur essaim gronde :
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu'on ne voit pas.

LES BASSES :


La rumeur approche p15m27
……..
C'est comme la cloche p15m28
D'un couvent maudit ;
Comme un bruit de foule,
……..
Qui tantôt s'écroule,
Et tantôt grandit,

Dieu ! la voix sépulcrale p6m36
Des Djinns !... Quel bruit ils font
Fuyons sous la spirale
De l'escalier profond.
…………..
Déjà s'éteint ma lampe, p7m43
Et l'ombre de la rampe,
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu'au plafond.
…………………….
Cris de l'enfer! Voix qui hurle et qui pleure ! p8m51
L'horrible essaim, poussé par l'aquilon,
Sans doute, ô ciel ! s'abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle penchée,
Et l'on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu'il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon !

Prophète ! si ta main me sauve
De ces impurs démons des soirs,
J'irai prosterner mon front chauve
Devant tes sacrés encensoirs
…………..
Fais que sur ces portes fidèles p13m75
Meure leur souffle d'étincelles,
Et qu'en vain l'ongle de leurs ailes
Grince et crie sur ces vitraux noirs !
…………………………..
De leurs ailes lointaines p15m85
Le battement décroît,
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l'on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d'une voix grêle,
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d'un vieux toit.

Auteur Gérard GILBERT Copyright 2017, tous droits réservés